Fidèle à sa tradition de parution estivale depuis 1992, Amélie Nothomb publie L'Adolescence du perroquet (Albin Michel), un court roman qui détonne par son sujet : la relation entre un homme et un perroquet.
Une paternité pas comme les autres
Alban, orphelin solitaire, acquiert Jo, un perroquet gris du Gabon acquis illégalement. D'abord fasciné par la créativité linguistique de l'animal, Alban développe à son égard des sentiments paternels. Mais quand Jo entre dans l'adolescence, la relation se dégrade et vire à l'hostilité.
Filiation et monstruosité
Le roman prolonge les réflexions de Nothomb sur les liens de sang, déjà explorées dans Premier sang (2021) et Tant mieux (2025), en interrogeant cette fois la filiation non biologique. Le silence final du perroquet vient signer la rupture de leur lien, dans un ton à la fois tendre et tragique, typique de l'autrice.