Alors que la rentrée littéraire déverse des centaines de romans sur les tables des librairies, l'auteur François Belley a choisi une voie inattendue pour faire exister son propre texte : le détournement.
Un seul exemplaire imprimé, des milliers de copies
Son Manifeste de l'écrivain pirate n'existe officiellement qu'en un unique exemplaire physique, numéroté « 1/1 ». En parallèle, un PDF du texte circule librement sur les réseaux, une affiche au format A1 doit être placardée dans plusieurs quartiers de Paris, et des instructions sont pensées pour être glissées discrètement dans d'autres nouveautés littéraires en librairie.
Une critique de la surproduction éditoriale
Derrière cette opération d'anti-promotion soigneusement orchestrée, l'auteur interroge trois obsessions de l'époque : trop de livres, trop d'images, trop de contenu — et des écrivains sommés de produire, publier, apparaître et se promouvoir sans interruption, jusqu'à l'épuisement du sens.
Une manière originale de questionner, depuis l'intérieur, ce que la rentrée littéraire est devenue.